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traversée en pirogue à voile :
france => îles marquises
avec ISMA HUUKENA |
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Il est parti !
Bayonne: le projet fou d'un Marquisien qui
veut rentrer chez lui en pirogue
BAYONNE, 21 avr 2013 (AFP)
Ismaël Patu-Huukena, Polynésien de 41 ans, est
parti dimanche soir 21 avril 2013 de Bayonne en
pirogue à voile avec un objectif fou : les
Marquises, ses îles natales. Une traversée à
peine croyable qu'il ambitionne de faire en
quatre mois, accompagné d'un ami surfeur.
"Le département sécurité des Affaires maritimes
m'a donné le feu vert. Je pars d'une minute à
l'autre, en fonction de la météo", assurait il y
a quelques jours Ismaël Patu-Huukena, un homme
au sourire tranquille taillé comme un rugbyman
de deuxième ligne, vêtu d'une tunique aux
couleurs polynésiennes.
Jusqu'à la dernière minute, on ignorait s'ils
partiraient. Finalement ils l'ont fait vers
17h30 dimanche en empruntant le canal de
l'Adour.
"Je suis calme, zen, notre première étape sera
Madère", a indiqué par téléphone l'aventurier à
une correspondante de l'AFP après avoir prié et
invoqué les dieux pour qu'ils l'accompagnent.
S'il réussit, l'Atlantique, puis le Pacifique,
après la traversée du canal de Panama,
l'attendent : quatre mois passant par l'Espagne,
le Portugal, la Guadeloupe, le Venezuela, la
Colombie, le Panama, l'archipel des Galapagos
(Equateur) puis 25 longues journées pour
atteindre les Marquises, à 22.700 km de Bayonne.
Et ils ne donneront des nouvelles à leurs amis
que lors des escales.
"S'il doit lui arriver quelque chose, j'espère
que cela sera à proximité des côtes espagnoles
et portugaises, car une fois éloigné des côtes,
j'ai peur pour eux", dit l'un de leurs parrains,
l'entrepreneur Jean-Louis Brettes, gérant de la
société de composites Polycontact, manifestement
angoissé.
Mais, après 18 ans loin de chez lui, Ismaël lui
est déterminé : "Je rentre en pirogue comme mes
ancêtres, je veux montrer à ma famille que je
n'ai pas oublié nos traditions", dit l'homme à
la longue tresse noire striée de quelques
cheveux blancs.
Visage et corps tatoués, il porte un lourd
collier formé "d'os de colonnes vertébrales
d'êtres humains", de dents de sanglier et de
perles noires et assure que le dieu marquisien
Tiki accroché au bout du collier, le protège.
Ancien agent de sécurité, il admet ne pas
connaître la mer mais "personne ne la connaît",
on peut "juste la subir".
Il nourrit l'idée de retourner vivre aux
Marquises à bord d'une pirogue nommée Te-Hono
(La paix) depuis de longs mois. "Je porte un
message de paix à travers les océans",
déclare-t-il.
Longue de 12,5 m et armée d'un mât de 10 m, la
pirogue Te-Hono dispose d'une coque décorée
d'une baleine à laquelle sont fixés deux
flotteurs. L'un d'entre eux est immergé et
transporte les vivres, l'essence et tous les
matériaux à protéger.
A l'intérieur, une cabine rudimentaire de 4
mètres de long contient trois couchages, une
cuisine et la croix de Jésus-Christ, bien en
évidence.
Le Polynésien a travaillé pendant presque un an
et demi pour construire Te-Hono avec le soutien
financier d'une dizaine d'entrepreneurs.
Pierre Lavielle, gérant de la société Ulma,
fabrique d'échafaudages, a prêté un de ses
hangars pour la construction.
"Il a bouclé son budget avec des bouts de
ficelle (...), des personnes isolées lui ont
donné des pièces, il avait également mis une
tirelire à l'attention des badauds",
témoigne-t-il.
"Cette coque de noix sur l'Atlantique, c'est un
drôle de challenge", déclare pour sa part Pierre
Darrigues, directeur d'une entreprise de
chaudronnerie.
Ismaël embarque avec Olivier Guigue, 25 ans,
cuisinier et surfeur qui parle peu et se dit
"attiré par sa culture". Ce dernier explique
qu'ils s'aideront simplement d'un GPS, d'un
compas et d'une boussole, en regardant les
étoiles, pour traverser les océans sans se
perdre.
Tous se disent inquiets sauf peut-être
Maximilien Berque, navigateur landais qui, entre
autres voyages, a traversé l'Atlantique avec son
frère jumeau à bord d'une pirogue à balancier,
en 2003.
"Quand on part du Golfe de Gascogne comme il va
le faire, on a le vent dans le nez (...) c'est
très difficile", explique-t-il. "Mais c'est
fabuleux qu'un mec entreprenne ce challenge, il
croit à la magie des dieux. Heureusement que ces
gens-là existent. Il y a des illuminés qui vont
très loin", dit-il.
Rédigé par Par Colette LARRABURU le Dimanche 21 Avril
2013
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Sommaire
I
- LA PIROGUE POLYNESIENNE
La pirogue polynésienne est composée d'un balancier
relié à la coque et tenue par des kiato.
La pirogue à balancier est présente dans tous les
aires de souches culturelles linguistiques d'origines :
Austronésienne, depuis les iles de Madagascar, Andaman et Nicobar à
l'extrême ouest dans l'océan Indien, puis les iles mélanésiennes au
sud de l'océan pacifique, micronésienne au nord et de la Polynésie à
l'est.
-
SYMBOLE
Nommée va’a, la pirogue dite «à balancier» est
également appelée vaka ou waka dans différentes iles du
pacifique. C’est le symbole fort du lien fondamental que l'homme
des iles entretient avec la mer.
De plus, elle est l'essence même de la civilisation
polynésienne.
De nos jours, la pirogue est devenue un sport
national non seulement dans le Pacifique mais également dans le
monde entier.
A NOTER: que ce sport national a permis aux personnes en
situation de handicap de participer aux jeux olympiques de
handisport de 2012.
-
UN
TERRITOIRE
Moyen de transport des hommes, des plantes et des
animaux nécessaires à leur subsistance lors des migrations, la
pirogue véhicule également une forme d’organisation sociale,
politique et religieuse à travers le Pacifique.
Sa représentation(la pirogue), a permis de
s'étendre sur le pacifique dite «le triangle du pacifique» tels
que: Hawaï, New Zealand, Ile de Pâque et bien entendu Les
Marquises.
-
EMBARCATION
Forme d'embarcation unique, la pirogue repose
toujours sur la même conception d'architecture navale :
Une coque étroite couplée à un flotteur. (la
coque est soit reliée à un flotteur ou à une autre coque ou
encore à 2 flotteurs supportant une plate forme réservée aux
marins). Son principe reste le même.
Les occidentaux ont permis de faire évoluer cette
embarcation plusieurs années plus tard.
Ils ont fabriqués des bateaux beaucoup plus
sophistiqués et plus rapide que l'on nomme: les catamarans ou
mufti-coque.
II - BUT DE CETTE TRAVERSEE
J'ai émis le souhait de réaliser ce projet car j'ai observé dans mon
entourage et également dans la vie de tous les jours, que les gens,
lorsqu'il voulait accomplir un projet, j'entendais souvent le mot «
ET SI ». c'est quelque chose qui m'interrogeait beaucoup.
En effet, à travers cette traversée, je voulais faire comprendre aux
personnes qui ont des appréhensions sur tout ce qu'ils
entreprenaient dans leurs vies, qu'il était possible de réaliser des
projets même les plus fous à condition d'y croire, de se donner les
moyens d'y arriver et enfin d'avoir des objectifs dans sa vie.
Voici quelques exemples de mot qui revient sans cesse :
ET SI je ne réussi pas mon examen
ET SI je ne finit pas ma maison
ET SI l'opération ne se passe pas bien
ET SI je n'ai pas mon contrat de CDI
D'accord, je suis conscient que cette phrase
d'hésitation est un moyen d'anticiper les choses et l'avenir, mais
je pense que lorsque nous partons d'un esprit assez négatif, il est
évident que ce que nous entretenons est perdu à mon égard.
Ensuite, je voulais également promouvoir mon ile «
Les Marquises » avec sa culture et ses traditions à travers les
chants, les danses, les sculptures et le tatouages.
En effet, je suis fière et je crie haut et fort mon attache à ma
famille et à mon île.
Pour moi, il était important de mettre en lumière l'ile de mon coeur.
Cette ile connue pour ces grand artistes tels que: J.Brel et
Gauguin.
Mais je voulais aussi souligné que les marquises avaient aussi ces
GRANDS HOMMES MARQUISIENS qui pour moi étaient des exemples comme :
UKI HAITI, RO'O KIMITETE et TORA HUUKENA
Enfin, cette traversée est un moyen de me prouver à
moi-même ce que j'étais capable de réaliser dans ma vie tout
simplement.
Bien sûr, je ferai cette traversée en rendant hommage
à mes ancêtres qui étaient de grands navigateurs.
III
- LE PROJET
La traversée en pirogue à voile : FRANCE - ILES MARQUISES
Nom de la
pirogue :
Te hono é hakoé te mikéo
(la paix et le pardon).
La pirogue « TE HONO » sera fais tout en bois et en contre-plaqué.
Composition du vaka
La pirogue mesure 12,50 mètres de long sur 2,50 mètres de large.
Elle se compose de:
a
- Cabine
b - Cuisine
c - Mat
d -
2 kiato
e -
Balancier
f -
Tremplin
g -
Gouvernail
h -
Voile
a) La Cabine mesure 4 mètres de long sur 1,50 de large et d’une
hauteur de 1 mètre. Elle sera équipée d'un coin cuisine, d’un plan
de travail et d’un lit.
b) La Cuisine mesure 2 mètres sur 1 mètre.
c) Le Mat mesure 10 mètres de haut sur 0,25
centimètres de diamètres et sera munie de 2 baumes.
d) Kiato bras qui relient la coque et le balancier
pour l'équilibre entre ces 2 parties.
e) Balancier permet d'équilibré la coque de
l'embarcation.
f) Le tremplin mesure 3,70 mètres sur 3,60 mètres
fait en petite corde tresser à la main fixée sur les 2 kiato.
il me permettra de pouvoir me déplacer ou me reposer en dehors de
la coque.
g) Gouvernail, moyen de diriger ou mener son
embarcation du nord au sud est en ouest et de maintenir son cap
h) Voile Mesurant 6 mètres sur 5 et 5,50mètres
sur 7 mètres. Mon logo sera dessiné sur cette voile.
IV-
MON PARCOURS
Je quitterai le port de BAYONNE , puis je longerai
les côtes ESPAGNOLE le PORTUGAL.
· Archipel des ACORES ( Terçeira port santa Barbara
,São Miguel port Lagoa,santa maria port Santo Espirito)
· Archipel des MADERES (porto santo
· Les iles CANARIES (santa cruz,el hierro)
· Prendre la direction de la GUADELOUPE (marie
galante, saint louis,pointe à pitre,trois rivières,vieux fort)
· le VENEZUELA aruba
· La COLOMBIE (puerto,abaldia nargana,el porvenir)
· le PANAMA (port colon) en passant par le canal de
PANAMA
- ensuite à 1182 KM, je passerai à côtés des iles du
GALAPAGOS
- Puis 25 jours maximums va me rester pour atteindre
les ILES MARQUISES.
La distance à parcourir est de 22 378 kilomètres entre la
FRANCE-ILES MARQUISES pour une durée de 3 mois maximum
V
- ANNEXES
Cette
traversée serait possible grâce à votre générosité car la
fabrication de cette pirogue à voile sera conçu de mes mains.
De plus, il est important pour moi d'avoir du matériel tel que :
du bois, de la colle spécial mer etc...
Pour cela, je compte sur vous pour m'aider à réaliser ce projet
et pouvoir vivre cette aventure.En
espérant que ce projet vous intéresse, je vous demande chers
amis de me rejoindre dans cette aventure FOLLE en m'envoyant des
dons de natures diverses.
Madame, Monsieur,
Membre de l'association appelé « OATEANUI »,
ayant un but précis celui de promouvoir la culture polynésienne,
l'association m'a permis de réaliser un de mes projet celui de
la fabrication de la première pirogue polynésienne en France.
Celui-ci m'a permis de me lancer dans un autre projet qui me
tient à coeur, qui est la réalisation d'une traversée
FRANCE-ILES MARQUISES en pirogue à voile.
En effet, pour que mon projet puisse se réaliser,
j'ai besoin de votre AIDE. Votre générosité me permettra
d'acheter tous ce qui est bois, matériels nécessaires à la
construction de cette pirogue
De plus, ce projet original et fous en même temps
ne manquera pas de se faire entendre car en matière de
communication, ce projet prend de plus en plus d'ampleur de par
les médias (radio, etc...).
En espérant que ce projet retiendra votre
attention, je compte sur votre aide et vos dons de nature
différentes pour atteindre mon objectifs.
Pour plus amples informations, veuillez me
contacter sur le mail et je serai à votre disposition.
Si ce projet vous intéresse, veuillez s'il vous
plait remplir le formulaire situé ci dessous
que vous enverrez à l'adresse suivante :
Ismael HUUKENA
Maison Mariantho
Chemin Chourrouta
64200 BASSUSSARRY
Merci à tous
Mr/Mme/ entreprise
:.................................................................................................................................
Adresse :
…................................................................................................................................................
C ertifie avoir fais dons de la somme
de
:...............................................................................................
ou d'un matériel pour la Traversée FRANCE-ILES
MARQUISES.
à l'Association OATEA NUI
Isma HUUKENA
[
maima78@hotmail.fr -
oateanui@live.fr ] |
LISTE
DES DONATEURS
FRANCE O TV OUTRE MERS:
contact: Pierre IOVENE.
Tel : 06-77-17-60-30
FRANCE-TRAMPOLINE : contact Hervé des Horts : Tel : 05-56-36-04-62
SARL ZERO KOMPLEX : contact Dominique Poulain : Tel : 06-87-06-88-45
KAMEL BOUGHALEB : Tel
06-18-65-67-86
ALLIANCE ENERGETIQUE: contact: Alexis Respinger: 06-50-64-93-39
LITTORAL GYM: contact:
Barbara Pfister: 06-81-59-28-33
FRANCE ASIA ANGLET : contact 05-59-57-62-57
Crédit
mutuel biarritz contact : 05-59-29-06-20
Grand
carrefour d'anglet B A B 2
: contact 09-75-91-92-15
ATOL les
opticiens contact :
05-59-50-27-15
BAR du Théâtre de BAYONNE :
contact 05-59-25-57-42
Personne particulier
Christelle LESPY Contact 05-59-64-34-43
C'est bientôt
La pirogue qui fera la
traversée FRANCE-ILES MARQUISES quittera le port de Bayonne ce fin
du mois de avril 2013.
Elle est homologuée depuis le début de cette année
la presse en
parle
Il
traversera les océans en pirogue
coûte que coûte
Ismaël
Huukena prendra bientôt le
large. Direction : les Îles
Marquises
Défi Ismaël Huukena
s'apprête à traverser les océans
Atlantique et Pacifique à la
voile .
Ce matin d'hiver,
le crachin mêlé d'embruns
estompe la silhouette profilée
d'une pirogue, amarrée sur la
baie de Txingudi. Le visiteur a
d'abord cru à un mirage.
Jusqu'au moment où deux
impressionnantes carrures de
Polynésiens, chevelures charbon
et larges sourires, sont
apparues sur la poupe du navire.
Tout en s'extirpant d'un trou de
souris, le couple de Marquisiens
lance alors un chaleureux : «
Montez ! Il y a du café chaud à
l'intérieur ».
Ismaël Huukena et
son épouse Maima ont jeté
l'ancre au port d'Hendaye voilà
près de trois mois pour parfaire
leur embarcation. Baptisé « Te
hono é hakoé te mikéo » (« Paix
et pardon »), le bateau devrait
prendre le large depuis Bayonne
début 2013, dans le but de
relier le Pays basque aux Îles
Marquises (lire ci-dessous).
« Nous en sommes au stade des
finitions. Il ne nous reste qu'à
fixer le mât et nous pourrons
enfin penser au grand départ »,
explique l'imposant marin, la
carcasse recroquevillée sur
l'étroite banquette, transformée
depuis peu en couche nuptiale.
Se faire tout
petit
Cela fait une
semaine que le couple vit là.
Depuis que la mairie a fait
retirer les bungalows qui leur
servaient de logement. « Sans
explication, ni avertissement,
nous nous sommes retrouvés avec
nos bagages sous la flotte »,
raconte Maima, sourire
inaltérable. La situation est
précaire, mais sa bonne humeur
semble intacte. « Depuis, la
bagarre de l'autre jour,
explique-t-elle, les soucis se
sont enchaînés mais nous ne
perdons pas de vue notre
objectif : finir la pirogue. »
Le 25 novembre
dernier, une altercation éclate
entre deux membres de la
communauté polynésienne, venus
aider à la construction du
navire. « Ces personnes
n'avaient rien à voir avec le
projet. Mais ils sont venus
régler leur problème ici »,
regrette Ismaël Huukena, homme
de paix au regard doux. À
l'origine de la violente
empoignade, un tatoueur
originaire de Nîmes a écopé de
deux ans de prison, dont un avec
sursis (notre édition du 21
décembre).
À Hendaye, l'affaire a fait
grand bruit.
« Les gens ont
fait un amalgame. Après cette
histoire, beaucoup nous ont
fermé la porte au nez croyant
que nous étions mêlés à
l'affaire », souffle-t-il. «
Maintenant, avec ma gueule
tatouée, je dois me faire tout
petit pour que les autres me
fassent confiance », raconte le
discret colosse, affairé jour et
nuit sur son projet de
traversée.
Retour en Terre
des Hommes
« C'est une façon
pour moi de demander pardon à ma
famille. Je porte la distance
qui nous sépare comme un
véritable fardeau. » Ismaël et
Maima ont le cœur lourd. Là-bas,
en Terre des Hommes (Henua enana),
ils ont laissé leur fille, âgée
aujourd'hui de 15 ans. Le
sourire de la jeune maman de 34
ans s'efface un instant. « Je
suis venue en France pour mes
études et Ismaël m'a suivi.
Désormais, rien n'est plus
important que de retrouver notre
fille. »
Autour de la
communauté portuaire, l'apprenti
ingénieur a trouvé de l'aide
pour sertir les câbles de son
mât. Gracieusement.
« Cette pirogue est le fruit de
la solidarité entre gens de la
mer, il ne faut pas l'oublier. »
Ainsi, Ismaël pourra bientôt
mettre les voiles. Maima, elle,
prendra l'avion. La femme du
grand navigateur le confesse : «
Je n'ai jamais eu le pied marin
». Mais le cœur bien accroché à
son matelot polynésien.
La
Solitaire du navigateur
polynésien
Ismaël
Huukena et son épouse Maima
se sont lancés dans ce
projet un peu fou, voilà
près de deux ans. Un pari
fou car il consiste à relier
le Pays basque aux Îles
Marquises - soit près de 22
300 km à travers les océans
Atlantique et Pacifique - à
bord d'une pirogue à
balancier fonctionnant à
voile.
Cette waka
(ou vaka, selon son
appellation polynésienne),
Ismaël Huukena l'a imaginée
et construite de ses mains,
avec un large soutien de la
communauté des gens de la
mer. « Je n'ai pas fait
beaucoup d'étude vous savez,
mais Dieu m'a guidé pour
bâtir cette pirogue »,
explique le pieux Marquisien
qui a baptisé son navire «
Paix et pardon », « Te hono
é hakoé te mikéo ». « Des
ingénieurs sont venus de La
Rochelle pour voir si mes
plans tenaient la route. »
Les techniciens en seraient
restés bouche bée.
Quatre
mois de navigation
Un défi
technique et physique.
Ismaël estime que cette
traversée pourrait durer
environ quatre mois. Alors
l'aventurier, pour qui un
tel périple est une grande
première, se prépare.
L'armée de terre de Bayonne
fournira les rations de
nourriture déshydratée.
« Une fois que le mât sera
fixé, il ne me restera plus
qu'à appeler le sémaphore et
attendre une fenêtre météo.
»
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Dernière date
de mise à jour de cette page, le
vendredi 01 avril 2016
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