joelle berg

 

J'enseigne la danse tahitienne , Ori Tahiti, depuis 1994
au sein de l'école que j'ai crée en 1996.
Je danse le Ori Tahiti depuis 1984, sans discontinuer.

Après des années de pratique de la danse classique, je découvre réellement la pratique de la danse tahitienne pendant mes études en Métropole. De retour au fenua, j'entre dans la troupe TEMAEVA . J'y reste plus de dix ans et je participe à tous les engagements de la troupe.
Au fil des années, je fais aussi partie d'autres troupes : Heikura Nui et Toareva.
je commence à enseigner en 1994, , et parallèlement je suis le cursus de danse complet du conservatoire, pendant dix années. j'obtiens la médaille d'or et le diplôme d'études traditionnelles complet , incluant l’art oratoire ( Orero), l’étude des percussions traditionnelles, l’art chorégraphique et trois années de formation théorique sur l’histoire et la culture polynésienne.

En 1996 je crée mon école de danse, Te Oro. Ce qui signifie le rite, mais qui désigne aussi un petit bouquet de miri que l'on porte pour les cérémonies.

En dehors de l'école de danse mes activités de chorégraphe débutent en 2001, avec Rohotu noanoa, spectacle produit et créé par TEMAEVA.

En 2002 et 2003 je travaille avec TOAREVA, pour l'ensemble de ses engagements, et en particulier pour le spectacle POLYNETIA, produit pour la visite de Jacques Chirac, et dont je suis l'une des chorégraphes.
Danser au milieu d'un stade rempli de 25000 spectateurs fut une expérience unique et pleine d'enseignements.
C'est à l'occasion de ce travail que je prends conscience de la difficulté de créer dans le champs de la danse traditionnelle pure, malgré l'importance des moyens mis en oeuvre.
Si mon désir de créer dans la champs de la danse contemporaine s’avère malaisé à concrétiser ici, je ne désespère pas pour autant.

Depuis 2010 j’enseigne principalement à l’étranger, ou je donne des stages, master classes, et ateliers de formation à l’enseignement de la danse.

En cette fin d’année 2011, mes activités d’enseignement me conduisent à peu près exclusivement à l’étranger, du japon à l’Europe, en passant par les Etats unis, et d’autres pays en perspective

Depuis Janvier 2010 j‘enseigne également à Moorea, où je vis.

Je collabore aux activités de l’association culturelle Te Pu Atitia, association reliée à l’antenne de l’université de Berkeley en Polynésie.

A Moorea, et Tahiti, je propose des stages pendant les festivals de danse que sont le Heiva , au début du mois de Juillet, et le Hura Tapairu, début Décembre.

Je n'ai pas toujours vécu de la danse.

Après trois années d'études à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, je me spécialise en marketing et j'étudie le droit des affaires.
Ce qui me vaudra, de retour à Tahiti, d'occuper différentes fonctions au gouvernement et dans l'administration du Territoire.
Je laisse tout cela derrière moi en 1993.

La danse est ma principale raison d'être, mon désir d'expression, ma participation à la vie, mon partage avec l'autre.
Au delà de ses multiples facettes, dans toutes les cultures, dans tous les styles, au bout de toutes les quêtes, même les plus étranges, la danse est un art. Comme tel, sa " finalité ultime" sera toujours de nature spirituelle.

Joëlle

 

Contact :

Courriel     : ateliersteoro@gmail.comte.oro.danse@mail.pf
                   Facebook : http://www.facebook.com/joelle.berg 

                   Internet      : http://danse-emergence.typepad.fr
                   Blog           : http://www.oritahiti.net/

 

STAGE D’ANALYSE FONCTIONNELLE DU MOUVEMENT APPLIQUÉ A LA DANSE TAHITIENNE les 28 et 29 mai 2016 à PARIS
 

Quand ? : 28 mai 2016 – 29 mai 2016

Ou ? : OEPF - 5 Rue du Moulin Vert - 75014 Paris

Contact : Nadine Reynaud / Yvonne Paire - 06.21.72.15.00 / nadine_reynaud@orange.fr

Cet atelier est en quelque sorte un résumé de la formation qui débutera au conservatoire en Juillet.

Au programme :
- posture et dynamique posturale
- appuis plantaires et proprioception des genoux
- autour du bassin : connaissance et exploration des articulations coxo-fémorale, lombo-sacrée et sacro-iliaque
- élévation et stabilité de la cage thoracique


L’Analyse Fonctionnelle du Corps dans le Mouvement Dansé (AFCMD) est une matière favorisant l’intégration et la compréhension des mouvements en danse.
Elle crée un tissage entre des approches scientifiques et artistiques, entre connaissances objectives et expériences sensibles subjectives… Elle permet de concilier le respect de la physiologie et la grande technicité, la santé et la danse.


l’objectif final est de proposer un ensemble d’exercices de préparation physique aux techniques de danse tahitienne, afin d’avoir un mouvement plus ample , un confort d’exécution en respectant la morphologie de chacune.


Le stage est intensif et dure 12 heures.

Il est ouvert à tous et s’adresse en particulier aux personnes qui enseignent.

Le stage est assuré par Yvonne Paire, professeur d’AFCMD au conservatoire national de danse de Paris, en collaboration avec Joelle.

Nous avons travaillé ensemble sur l’application de l’AFCMD au 0ri Tahiti depuis Janvier 2015.
Notre travail, en particulier celui d’Yvonne, débouche sur ce stage et sur une formation avec le conservatoire de Polynésie .

Tarif des deux jours : 200 €

pour en savoir plus sur Yvonne , son travail et ses recherches,
visitez son site : http://www.yvonnepaire.com/

 

 

 

ORI TAHITI by Joelle
TOUT savoir sur le Ori Tahiti
Un site très documenté par Joelle BERG
Joelle enseigne principalement à l’étranger, ou elle donne des stages, master classes, et ateliers de formation à l’enseignement de la danse.
Ses activités d’enseignement la conduisent à peu près exclusivement à l’étranger, du japon à l’Europe, en passant par les Etats unis, et d’autres pays en perspective

En savoir plus

 
Un article de Joëlle Berg pour le Dixit Magazine,

partenaire d’Outremers360

Ori Tahiti (Danse tahitienne): Sur les pas du passé…


©Moana’ura Teheiura

Danser aujourd’hui ? Pour la grande majorité des danseurs de Ori Tahiti en Polynésie, la danse est une forme de quête, ou de revendication identitaire. Pourtant la manière dont les Polynésiens dansent encore est le fruit de la colonisation culturelle et spirituelle. Il a beaucoup été écrit et filmé sur la danse tahitienne, le Ori Tahiti. Cependant, peu existe sur l’évolution de la manière d’exécuter cette danse, reflet d’une culture en renaissance. Joëlle Berg, professeure de danse tahitienne et une des grandes expertes en la matière, a enquêté sur l’évolution du Ori Tahiti, de son interdiction à aujourd’hui, en passant par les décennies de sa résistance.

Jusque dans les années 50, danser était encore mal considéré, regardé comme indécent.

« Loi concernant les danses et les chants qui troublent ce séjour et font croître le mal (1) sur cette terre, ainsi que tous les usages susceptibles de produire le trouble ». Ainsi que débute le préambule de la loi VI du code indigène de 1842, rédigé par le missionnaire britannique Georges Pritchard, juste avant le protectorat français.

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Cette conception de la danse et de la musique va marquer la pratique de la danse et de la musique traditionnelle pendant plus d’un siècle. L’évolution de la danse tahitienne dans la seconde partie du 20ème siècle a été dictée par des considérations directement issues de la colonisation culturelle et spirituelle. Jusque dans les années 50, danser était encore mal considéré, regardé comme indécent : les filles de mauvaise vie se produisaient en public, ou s’adonnaient à la danse dans les bars et les dancings de l’époque.

Un art déconsidéré, une danse interdite

Pour comprendre la manière dont nous dansons aujourd’hui le Ori Tahiti, il faut comprendre que l’histoire de la danse est intimement liée à l’histoire de la Polynésie. Au début du 19ème siècle, l’évangélisation par les missionnaires de la London Missionnary Society aboutit à la conversion toute politique du roi Pomare II. Depuis 1819, date du premier code Pomare, jusqu’au premier « Heiva » de 1881, la pratique de la danse est brimée. Elle est « l’œuvre du malin ». Mais ce n’est que le code indigène de 1842 qui l’interdit formellement. La loi stipulait ainsi que les danseurs et ceux qui se rassemblaient pour les regarder danser seraient punis d’une amende de 50 brasses de travail par individu et 10 brasses d’étoffe à confectionner pour les femmes (environ 400 Fcfp ou 3 euros d’aujourd’hui).

Au moment du contact avec les Occidentaux, deux pratiques de la danse coexistaient : les danses populaires, pratiquées par la quasi totalité de la population, davantage sous forme de jeu, et les danses plus savantes, qui donnaient lieu aux représentations données par les Arioi (encadré). La confrérie des artistes professionnels qu’étaient les Arioi est dissoute et interdite dès 1819, sous l’influence des missionnaires britanniques. Leurs activités étaient intimement liées au culte du Dieu Oro. On sait peu de choses de leurs danses, si ce n’est qu’elles étaient différentes des danses populaires pratiquées quotidiennement par le peuple. Les Arioi devaient suivre un entrainement très sérieux pour la préparation de leurs spectacles. La confrérie comportait 7 grades, plus les novices.

De la répression au premier Heiva

Durant plus de 60 ans, l’administration coloniale va ponctuellement lever l’interdiction de danser en public. Mais les débordements et troubles à l’ordre public résultant des réunions où l’on dansait ont toujours conduit à maintenir l’interdit, jusqu’en 1882. En 1848, la Polynésie, dont la première colonisation fut britannique, devient protectorat français. En 1882, elle devient colonie française. L’initiative du premier Heiva, premier concours de danse et de chants, revient au gouverneur Bruat. C’est pour célébrer la fête nationale qu’il institue le premier Heiva, que l’on appellera « Tiurai » (juillet en tahitien, comme commémoration des fêtes du 14 juillet) jusqu’en 1984. De la fin du 19ème siècle au milieu des années 50, la danse vivote. Elle commence à séduire les premiers touristes, les voyageurs célèbres de passage dans les îles. Ce sont eux qui nous ont laissé des images et des films de ce que fut le ori Tahiti au 20ème siècle, avant le « grand tournant » que nous devons à Madeleine Mou’a, institutrice de son état. Au cours d’une maladie qu’elle partit soigner en France, elle fit un séjour en Bretagne. La découverte des danses bretonnes et la vivacité du folkore breton furent pour elle une révélation.

Madeleine Mou'a ©DR
Madeleine Mou’a ©DR

Dès lors, de retour à Tahiti, Madeleine n’eut de cesse de redonner à la danse ses lettres de noblesse. Pour cela elle crée le premier groupe de danse professionnel, qu’elle nomme « Heiva ». Madeleine Mou’a introduit la première modification dans la manière de danser le Ori Tahiti au milieu des années 50. Pour redorer l’image de la danse, elle sollicite la participation des jeunes filles « de bonne famille ». Pour que les parents laissent leurs filles participer, elle modifie la manière de danser, les jambes écartées, alors considérée vulgaire et profondément aguicheuse. Ainsi fit-elle danser ses « filles » pieds et genoux serrés. On enseigne encore aujourd’hui dans certaines écoles que les malléoles et les genoux doivent « se frotter » !

Le lien de la danse avec la sexualité se trouvait ainsi bien moins évident. Cette position interdit l’exécution de nombreux pas, mais le groupe Heiva rencontre très vite un énorme succès, qui va faire des émules. Cependant, tous ne se produiront pas pieds et genoux serrés, notamment les groupes des îles et des districts. Danser les pieds serrés ne remonte donc pas à la nuit des temps : cela répond à une considération d’ordre esthétique et à une conception de la décence purement occidentale. Jusque là, les films et images en témoignent, les femmes dansent les jambes écartées, souvent sur la pointe des pieds. Ce que nous appelons maintenant « Ori Tahiti ». Cette manière de danser constitue aujourd’hui une figure de style, ou une manière de danser que l’on utilise ponctuellement dans certaines chorégraphies, et à l’occasion du concours de soliste inclus dans le Hura Tapairu.

©DR
©DR

Ainsi les motivations qui ont conduit à danser avec les pieds et genoux serrés n’ont absolument aucun lien avec la tradition initiale de la danse tahitienne avant le milieu du 20ème siècle. Selon les principes de l’anatomie du mouvement, elle est en outre néfaste pour les genoux.

Les années 70: Une nouvelle manière de danser

La seconde modification de la manière de danser intervient à partir de 1971 : il s’agit de danser les pieds à plat, en gardant les talons collés au sol. Elle est le fruit de la réflexion d’un homme d’influence, Alexandre Moeava Ata qui était alors au début de sa longue carrière administrative et politique. Il était à l’époque à la tête de l’office de développement du tourisme. Cet organisme était en charge de l’organisation du Heiva, le « Tiurai » comme on l’appelait à l’époque. Alexandre Ata avait alors constaté un manque total d’homogénéité dans la manière de danser et la manière de faire des multiples groupes qui désormais participaient au concours de danse. Chacun y allait de sa façon; chacun voulant se distinguer en introduisant telle ou telle « nouveauté » inspirée d’éléments étrangers à la culture purement polynésienne.

©TNTV
©TNTV

La plupart des danseuses dansaient encore sur la pointe des pieds, ou à tout le moins les talons levés. Pour Alexandre Ata, tout comme la danse, la musique se devait aussi de suivre certaines règles, afin de préserver la « tradition ». C’est donc à l’initiative de l’office de développement du tourisme que les chefs de groupe furent convoqués pour donner leur avis sur ce qui allait être le code de la danse. Un concept qui pour être en soi excellent, est tombé dans l’oubli, et n’a pas tenu ses promesses. Aujourd’hui, très peu de monde se souvient qu’il y eut un code de la danse, et que nombre d’éléments considérés comme remontant à la nuit des temps ont été introduits, ou fixés dans le marbre, à ce moment là : en 1971, et pas avant.

Concernant la pratique de la danse, il fut décidé d’imposer la danse talons au sol, pour des raisons d’esthétique et d’homogénéisation, au sein d’un corpus de règles qui n’existaient pas jusqu’alors. L’enfer étant pavé des meilleures intentions, ceci allait conduire à une aberration totale. L’axe du corps étant toujours dans l’avant pied, danser le poids du corps rivé dans les talons conduit à de graves déséquilibres et pour la plupart des danseuses, induit une compensation avec le dos.

Les années 80: Des recherches sur la tradition et quête d’identité

À la fin des années 80, la danse traditionnelle est introduite au conservatoire artistique. C’est à partir de là que les professeurs, Paulina Morgan et Louise Kimitete (dite « Mamie Louise »), vont faire des recherches sur le mouvement, et sur les pas de danse. Elles se sont basées pour cela sur les textes des navigateurs, au moment du contact avec l’occident, sur d’anciens récits, et sur l’observation empirique des danseuses en mouvement. De leur travail est né l’enseignement que le conservatoire dispense. Paulina, puis Mamie Louise ont donc commencé à enseigner à danser en martelant le sol avec les talons, car la base des techniques de danse découle de la marche. Paulina était connue pour faire danser les filles de son groupe, Tiare Tahiti, les jambes écartées. Dans les années 80, cela faisait encore débat. Danser les jambes serrées interdisait en effet l’exécution d’un très grand nombre de pas.

Louise Kimitete enseignant au Conservatoire artistique de Polynésie française ©DR
Louise Kimitete enseignant au Conservatoire artistique de Polynésie française ©DR

C’est de leur travail que la variété des pas et les techniques de danse enseignées aujourd’hui sont issues : Paulina et Mamie Louise ont effectué un travail de réappropriation de la danse. Elles ont largement retrouvé la trace de pas anciens que la conception occidentale de la décence et de l’esthétique avaient rayés du répertoire. L’exécution de ces pas fait encore débat, entre ceux qui prétendent qu’ils ne sont pas « traditionnels », et ceux qui affirment le contraire. À cette recherche sur les pas anciens s’est ajoutée une recherche créative, pour faire évoluer les pas dans un sens plus moderne. Ceci n’est pas le seul fait du conservatoire, mais aussi de chorégraphes comme Jean-Marie Biret ou encore, dans un style tout différent, de Moana’ura Teheiura.

La danse étant un art vivant, nul ne saurait condamner la démarche. Il n’en reste pas moins que la contestation règne. Quoi qu’il en soit, si nul ne sait exactement comment l’on dansait en 1769, il est certain que les femmes de l’époque, Arioi ou femmes du peuple, n’exécutaient pas la danse les jambes furieusement serrées et les talons collés au sol.

Transmettre en regardant l’avenir

Si à Tahiti certains sont conscients de ces évolutions de la danse, le changement pour un retour en arrière, en quelque sorte, ne va pas toujours de soi. Il est parfois difficile de revenir sur des acquis et que l’on applique depuis plus d’une génération, croyant en toute bonne foi que c’est là la tradition pure et dure, remontant à la nuit des temps. Il semble néanmoins important de comprendre l’évolution, et éviter de transmettre une manière de danser qui, lorsque l’on danse énormément, peut avoir de fâcheuses conséquences pour le corps.

La troupe O Tahiti E exécutant son spectacle "Vaka Arioi" sur le Marae Arahurahu, à Tahiti (commune de Paea) ©Moana'ura Teheiura
La troupe O Tahiti E exécutant son spectacle « Vaka Arioi » sur le Marae Arahurahu, à Tahiti
(commune de Paea) ©Moana’ura Teheiura

Aujourd’hui, la danse tahitienne essaime dans le monde entier, de manière quasi exponentielle. Une version fitness du « Ori Tahiti » est en particulier de plus en plus populaire non seulement à Tahiti, mais au Japon, au Mexique, aux États-Unis et en France et, jusqu’en Espagne. Nous dansons aujourd’hui avec techniques de danse sophistiquées, contraignantes, souvent exécutées par des corps qui n’y sont pas du tout préparés. De plus, nous transmettons ces techniques à des centaines de milliers de personnes dans le monde, qui nous observent en continu sur la toile. Il est donc de notre responsabilité de nous pencher sur la relation entre la pratique intensive de la danse et la santé.

Nous avons maintenant grand besoin de savoir analyser ce que fait le corps dans la pratique de la danse. Nous avons besoin de transmettre des pratiques qui conduisent à une meilleure exécution, à un meilleur confort du mouvement, mais surtout qui ne risquent pas d’endommager le corps quand les danseurs prennent de l’âge. Échauffement et étirements sont une nécessité, mais font encore bien peu partie des pratiques habituelles. D’autant plus que les initiations à la danse commencent dès l’âge de 3 ans, dans le cadre des programmes scolaires ou en école de danse.

 

Devant la complexification des techniques de danse, le recours à la science médicale ne peut être que l’étape suivante de l’évolution de la manière d’exécuter la danse. Dans cette perspective, le secours de l’anatomie du mouvement et son prolongement pratique, l’analyse fonctionnelle corporelle du mouvement dansé appliquée au Ori Tahiti sont maintenant devenus plus que nécessaires. La danse tahitienne est un art vivant qui appartient à une culture vivante. La préservation de la tradition est indispensable, mais l’évolution est, comme partout, inévitable et considérer les conséquences de cette évolution est indispensable.

(1) Le mal était donc associé à la pratique de coutumes traditionnelles qui pendant des siècles avaient rythmé la vie polynésienne.
 

Les Arioi

Les Arioi constituaient une confrérie d’artistes « professionnel ». Leurs pratiques étaient liées à la religion, et certains Arioi étaient également des guerriers. La plupart de leurs pratiques sont restées incomprises, car si les Occidentaux étaient généralement admis à leurs représentations, la signification ne leur a jamais été explicitement divulguée. Certains rites étaient secrets et aucun étranger n’y était admis. Pour plus d’informations, lire, entre autres, la seconde partie du livre de A. Babadzan, Les dépouilles des dieux, essai sur la religion tahitienne à l’époque de la découverte.

©Ori Tahiti by Joëlle Berg 
©Ori Tahiti by Joëlle Berg

 

Dernière date de mise à jour de cette page : le dimanche 21 janvier 2018