heifara swartvagher - varua mao'hi

 


Varua Ma’ohi est le nom que Heifara Swartvagher a choisi pour sa cuvée spécialement dédiée au pays qui l’a vu naître, la Polynésie. Installé en métropole, il s’est lancé dans l’aventure vinicole avec son épouse Anne dans la région de Cahors.

Ce vigneron polynésien met dans ses bouteilles Varua Ma’ohi l’esprit du fenua

Heifara Swartvagher a vu le jour dans la commune de Faaone tout comme sa sœur qui a, comme lui, baigné dans le monde de la gastronomie grâce à des parents restaurateurs. “J’ai quasiment grandi dans les différents restaurants que mes parents tenaient sur la presqu’île. Nos parents étant épicuriens, la transmission des plaisirs de la table s’est faite naturellement. Toute la famille donnait avec grand plaisir un coup de main à nos parents pour le bon fonctionnement des restaurants”. Mais au début des années 1980, les parents de Heifara décident de quitter le fenua pour la métropole ; dans la ville de Cahors, située dans le sud-ouest de la France. Loin de vouloir suivre les traces de ses parents, Heifara devient éducateur spécialisé et se voue corps et âme aux personnes souffrant de troubles mentaux et aux accidentés de la vie. En 1992, il rencontre Anne, professeur de mathématiques, qui deviendra sa femme cinq ans plus tard. Fille de vigneron, elle l’initie aux plaisirs du vin et surtout du vignoble.
C’est ainsi qu’en l’an 2000, Heifara décide avec l’appui de son beau-père de reprendre les vignes familiales transmises de génération en génération depuis 1684.

Pourquoi avoir quitté ton emploi d’éducateur pour celui de vigneron ?

“Mon beau-père voyant la retraite arriver et n’ayant pas d’enfant motivé pour lui succéder, il m’a proposé de reprendre l’exploitation. Sans trop savoir quoi répondre et ne voulant pas froisser ma belle-famille, j’ai tout d’abord discuté avec mon épouse de cette proposition qui me séduisait énormément. J’avais fait les vendanges plusieurs fois, et cela m’avait beaucoup plu. J‘étais conscient du travail et des sacrifices que cela impliquait, mais la structure que mon beau-père avait montée de ses mains était suffisamment performante et saine pour relever ce challenge. Pour plus de sécurité, j’avais posé une année de disponibilité dans la structure pour laquelle je travaillais, mais six mois après avoir commencé dans le domaine, je posais ma démission, persuadé que la vigne était ma vie”.
 

Comment s’est passé l’apprentissage de la culture de la vigne ?

“J’ai choisi ce métier par passion et pour la qualité de vie qu’il pouvait m’apporter, qui a d’ailleurs facilité l’apprentissage. J’ai énormément appris durant cinq ans aux côtés de mon beau-père. Cet apprentissage se faisait au jour le jour, sans contraintes, simplement alimenté par le plaisir de découvrir ce milieu fait d’authenticité. Au départ, j’avais certaines lacunes qui ont souvent suscité quelques sourires ; par exemple lorsque je taillais les vignes et que j’étais plus long que mes employés par manque de technique. Mais ces lacunes ont rapidement été comblées par l’expérience et ma motivation”.
 

Une fois serein dans cette nouvelle voie, quelles ont été tes premiers objectifs ?

“Lorsque j’ai pris le domaine de Saint- Sernin qui a l’appellation Cahors AOC, sa production annuelle était d’environ 200 000 bouteilles, quasiment toutes étaient destinées à la grande distribution. Mon premier souci a été de multiplier et de diversifier nos points de vente en proposant des vins moins élitistes, et moins puissants qui s’adressent au plus grand nombre. Après le secteur local, je me suis attelé à l’export et aujourd’hui nous travaillons par exemple avec des cavistes au Japon, au Mexique et aux États-Unis.”
 

Comment la cuvée Varua Ma’ohi Est elle née ?

“C’est lors d’un tama’ara’a que ma maman, habitant Tahiti, a rencontré Franck Pietrelle de Morgan Vernex. Il lui a dit que je produisais du vin en métropole. Intéressé, Franck a pris contact il y a moins d’un an avec moi pour avoir des échantillons de mes différents vins qui se déclinent en rouge, rosé et rosé moelleux. Suite à cet envoi, le verdict est tombé et une première commande partait pour la Polynésie. J’étais très heureux de pouvoir créer ce lien entre mes deux passions, le pays qui m’a vu naître et mon métier. J’ai donc créé une étiquette avec des motifs polynésiens pour lui donner une âme particulière. J’ai voulu un vin à l’image de la vraie richesse du fenua et de sa population, à la fois fruité, coloré et simple à boire”.



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Heifara et Anne SWARTVAGHER

Ia Ora,

Une petite info que nous avons accueilli et que nous vivons avec beaucoup de "sympathie".
Notre cuvée MANA 2008 : "AOC CAHORS" vient d'être médaillée (Argent) au Concours International du Malbec.
Compétition qui réunissait les plus grands producteurs mondiaux de ce cépage, à savoir les Argentins en tête (premier producteur mondial) mais aussi les Chiliens, Les Sud-Africains.... et Cahors !

Bref... une bonne nouvelle avant les fêtes !

Nana et à bientôt.

Heifara

 

Heifara et Anne Swartvagher
Château Saint-Sernin.

46140 - PARNAC
 

Tél. 05 65 20 13 26
Fax 05 65 30 79 88

jms@chateau-st-sernin.com
 

http://www.chateau-st-sernin.com






 

C'est tous les jeudis et vendredis de l'été 2020, à Parnac (15km de Cahors), de 18h30 à 21h30 !
Les vignerons Anne et Heifara, ont la chance d'être le fruit de l'alliance de deux cultures : l'une française et l'autre polynésienne.
Nous organisons au sein de notre domaine viticole des apéros concerts tous les jeudis et vendredis de l'été, avec un groupe de musique, des tapas et du bon vin de chez nous.
Il se trouve que vendredi 17 juillet 2020, c'est Bibi qui sera sur scène (un de nos amis tahitiens) avec son ukulélé et sa guitare pour chanter des musiques polynésiennes, de 18h30 à 21h30
Voici le lien de notre événement
facebook : https://www.facebook.com/events/1181157738888128/
ainsi que notre page si vous voulez avoir un peu plus d'informations :
https://www.facebook.com/chateau.saint.sernin
Les Apéros Hebdos de Saint-Sernin c'est de la joie, de la bonne humeur, de la convivialité ! C'est des concerts, des tapas, du vin, des sourires et de bons moments partagés.
Les entrées se font sur réservation ; nombre de places limité ; tarif unique de 5€ par personne (comprend l'entrée uniquement).
Réservation par téléphone : 07 87 84 48 88
ou en ligne : billetweb.fr/lapero-hebdo4
Naomie Swartvagher

 

Un polynésien met les mains dans le raisin

Heifara et Anne Swartvagher sont vignerons depuis 2005 dans le lot. Originaire de Polynésie Heifara a décidé de vendanger de manière traditionnelle pour fabriquer ses 2 cuvées aux noms évocateurs, Mana et Varua Ma’ohi.
 

© polynésie.la1ère image d'archive

Par David Couanon
Publié le

Les vendanges mécaniques ont commencé cette semaine dans le Sud-ouest ! Dans le Lot, près de Cahors, Heifara et Anne Swartvagher ont d’abord convié le public à ramasser le raisin à la main, le temps d’une journée. Le Polynésien est le seul vigneron de l’appellation à perpétuer cette tradition.
 

© polynesie.la1ère

Il s’agit du cépage Malbec qui entre dans la fabrication des cuvées Mana et Varua Ma’ohi, aux étiquettes décorées de tatouages traditionnels Maoris.
 
© Château Saint Sernin

Le cru 2018 s’annonce prometteur : les pluies régulières ont permis de gagner en volume et de réduire l’acidité du fruit. Après une année 2017 catastrophique.

Des crus métropolitains avec un petit goût de fenua que ces vignerons passionnés exportent jusqu'en Polynésie.


 

 

Dernière date de mise à jour de cette page, le lundi 14 juin 2021