De : Dominique CAVALIE [mailto:chateau.st.sernin@wanadoo.fr] Envoyé : lundi 14 décembre 2009 17:20
Ia
Ora,
Une
petite info que nous avons accueilli et que nous vivons avec beaucoup de
"sympathie". Notre cuvée MANA 2008 : "AOC CAHORS" vient d'être médaillée (Argent) au
Concours International du Malbec. Compétition qui réunissait les plus grands producteurs mondiaux de ce
cépage, à savoir les Argentins en tête (premier producteur mondial) mais
aussi les Chiliens, Les Sud-Africains.... et Cahors !
Bref... une bonne nouvelle avant les fêtes !
Nana
et à bientôt.
Heifara
Varua Ma’ohi est le nom que Heifara
Swartvagher a choisi pour sa cuvée spécialement dédiée au pays qui l’a vu naître
il y a tout juste 40 ans, la Polynésie. Installé depuis 25 ans en métropole, il
s’est lancé il y a neuf ans dans l’aventure vinicole avec son épouse dans la
région de Cahors.
Ce vigneron polynésien met dans ses bouteilles Varua Ma’ohi l’esprit du
fenua
Heifara Swartvagher a vu le jour
dans la commune de Faaone tout comme sa sœur qui a, comme lui, baigné dans le monde de la gastronomie grâce à
des parents restaurateurs. “J’ai quasiment grandi dans les
différents restaurants que mes parents tenaient sur la presqu’île.
Nos parents étant épicuriens, la transmission des plaisirs de la
table s’est faite naturellement. Toute la famille donnait avec grand
plaisir un coup de main à nos parents pour le bon fonctionnement des
restaurants”. Mais au début des années 1980, les parents de Heifara
décident de quitter le fenua pour la métropole ; dans la ville de
Cahors, située dans le sud-ouest de la France. Loin de vouloir
suivre les traces de ses parents, Heifara devient éducateur
spécialisé et se voue corps et âme aux personnes souffrant de
troubles mentaux et aux accidentés de la vie. En 1992, il rencontre
Anne, professeur de mathématiques, qui deviendra sa femme cinq ans
plus tard. Fille de vigneron, elle l’initie aux plaisirs du vin et
surtout du vignoble. C’est ainsi qu’en l’an 2000, Heifara décide
avec l’appui de son beau-père de reprendre les vignes familiales
transmises de génération en génération depuis 1684.
Pourquoi avoir quitté ton emploi
d’éducateur pour celui de vigneron ?
“Mon beau-père voyant la retraite arriver et
n’ayant pas d’enfant motivé pour lui succéder, il m’a proposé de reprendre
l’exploitation. Sans trop savoir quoi répondre et ne voulant pas froisser ma
belle-famille, j’ai tout d’abord discuté avec mon épouse de cette proposition
qui me séduisait énormément. J’avais fait les vendanges plusieurs fois, et cela
m’avait beaucoup plu. J‘étais conscient du travail et des sacrifices que cela
impliquait, mais la structure que mon beau-père avait montée de ses mains était
suffisamment performante et saine pour relever ce challenge. Pour plus de
sécurité, j’avais posé une année de disponibilité dans la structure pour
laquelle je travaillais, mais six mois après avoir commencé dans le domaine, je
posais ma démission, persuadé que la vigne était ma vie”.
Comment s’est passé l’apprentissage
de la culture de la vigne ?
“J’ai choisi ce métier par passion et pour la
qualité de vie qu’il pouvait m’apporter, qui a d’ailleurs facilité
l’apprentissage. J’ai énormément appris durant cinq ans aux côtés de mon
beau-père. Cet apprentissage se faisait au jour le jour, sans contraintes,
simplement alimenté par le plaisir de découvrir ce milieu fait d’authenticité.
Au départ, j’avais certaines lacunes qui ont souvent suscité quelques sourires ;
par exemple lorsque je taillais les vignes et que j’étais plus long que mes
employés par manque de technique. Mais ces lacunes ont rapidement été comblées
par l’expérience et ma motivation”.
Une fois serein dans cette nouvelle
voie, quelles ont été tes premiers objectifs ?
“Lorsque j’ai pris le domaine de Saint- Sernin
qui a l’appellation Cahors AOC, sa production annuelle était d’environ 200 000
bouteilles, quasiment toutes étaient destinées à la grande distribution. Mon
premier souci a été de multiplier et de diversifier nos points de vente en
proposant des vins moins élitistes, et moins puissants qui s’adressent au plus
grand nombre. Après le secteur local, je me suis attelé à l’export et
aujourd’hui nous travaillons par exemple avec des cavistes au Japon, au Mexique
et aux États-Unis.”
Comment la cuvée Varua Ma’ohi Est
elle née
?
“C’est lors d’un tama’ara’a que ma maman,
habitant Tahiti, a rencontré Franck Pietrelle de Morgan Vernex. Il lui a dit que
je produisais du vin en métropole. Intéressé, Franck a pris contact il y a moins
d’un an avec moi pour avoir des échantillons de mes différents vins qui se
déclinent en rouge, rosé et rosé moelleux. Suite à cet envoi, le verdict est
tombé et une première commande partait pour la Polynésie. J’étais très heureux
de pouvoir créer ce lien entre mes deux passions, le pays qui m’a vu naître et
mon métier. J’ai donc créé une étiquette avec des motifs polynésiens pour lui
donner une âme particulière. J’ai voulu un vin à l’image de la vraie richesse du
fenua et de sa population, à la fois fruité, coloré et simple à boire”.
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