Les soldats polynésiens en Afghanistan
Un documentaire de Sébastien Joly
Mon doc "'AITO" sera présenté début Avril 2012 à Cannes, au Marché International des Programmes (MIP), en vue de trouver financement et diffuseur(s).
Haere maru, haere papu...
Le 14 juillet 2011, des militaires du Régiment d’Infanterie de Marine du Pacifique-Polynésie effectuèrent un spectaculaire « haka » sur la place de la Concorde, devant la tribune présidentielle.
Mais des soldats polynésiens servent aussi au sein de l’armée française dans d’autres unités. Cela a donné l’idée au photographe Sébastien Joly, par ailleurs formé aux métiers de l’audiovisuel, de leur consacrer un documentaire, intitulé « Aïto » (ce qui signifie « guerrier »), afin de mieux les connaître, comprendre leur choix et leurs motivations.
Plus précisement, l’idée était de suivre des militaires polynésiens affectés au 511ème Régiment du Train d’Auxonne, lequel a armé, l’été dernier, le Bataillon logistique (BATLOG) de la Brigade La Fayette, déployée en Afghanistan. L’objectif était ainsi double : tout en évoquant l’histoire de ces soldats, il s’agissait aussi de mettre en avant des unités qui n’ont pas souvent les honneurs des médias.
Après avoir vainement sollicité des aides auprès des institutions polynésienne, qui ont trouvé ce sujet « pas assez vendeur » ou qui ont avancé des arguments politiques pour justifier leur refus, comme l’a fait le président de l’Assemblée territoriale, Sébastien Joly, résidant alors à Tahiti, a quand même pu obtenir un soutien auprès de Tahiti Nui Télévision, qui a acheté les droits de diffusion pour la Polynésie de ce documentaire en devenir, et de la compagnie aérienne Air Tahiti, qui a gracieusement offert un aller-retour vers la France.
C’est donc avec un budget de 8.300 euros pour 10 mois de tournage que Sébastien Joly s’est lancé dans son projet. Après avoir effectué toutes les démarches nécessaires auprès de l’Etat-major des armées et du Sirpa Terre, il commence son documentaire au début de février 2011 à Canjuers, où le 511ème RT a effectué sa préparation en vue de son déploiement à Kaboul.
Et à partir de juillet, Sébastien Joly a pu suivre, pendant deux mois, les militaires polynésiens de ce régiment en Afghanistan. « Leurs missions (…) est d’acheminer sur les routes incertaines de ce pays, des véhicules, des munitions, des vivres aux postes avancés français. Incertaines car les IED sont partout enfouis sous les routes. Le risque d’attaque aux lances roquettes est également très présent. A chaque sortie, ils risquent leurs vies et ne sont pas sûr de rentrer le soir même » explique-t-il, tout en affirmant qu’il a voulu faire un « un documentaire authentique, sans scénarisation ».
Seulement, entre-temps, son associé l’a lâché et c’est donc en comptant sur ses propres moyens qu’il est allé jusqu’au bout de son projet. Sans financement et sans diffuseur en métropole pour le moment, Sébastien Joly donne des cours de photographie en Bourgogne et réalise des expositions (« Guerrier du Pacifique d’hier et d’aujourd’hui ») pour financer son documentaire. Une première a eu lieu à Besançon, en novembre 2011, et une autre à Dijon en 2012.
Pour contacter Sébastien JOLY : Site : www.sebastienjolyphotography.com/
Sur Facebook => https://www.facebook.com/photographsbysebastienjoly
Plus d'un an de tournage dont 2 mois passés en Afghanistan aux cotés des militaires du 511 régiments du Train d'Auxonne et du 6 Régiment du matériel.
Teva, Kiate, Gislaine, Moana et Tony sont du Pacifique sud.
En 2011, ils étaient en Afghanistan. Pour 2 d’entre-eux, c’était la première fois.
Raitupu, quant à lui, a fait le CNEC aux cotés des forces spéciales (Centre National d’Entrainement Commando de Mont Louis et Collioure) .
Loin de leurs paradis, au plus proche de l'enfer.
Une incroyable aventure humaine dans laquelle partages de cultures et de traditions rendent la guerre plus ... pacifique.
Une tranche de vie filmée dans l'action, au Canon 5D.
Un documentaire sans poudre aux yeux, sans mise en scène, sans orchestration musicale.
Juste la vie, leurs vies....
Nous recherchons toujours un soutien financier (post-production), ainsi qu'un diffuseur sur la métropole.
Le tournage a pu se faire grâce aux soutiens de l'Etat Major français, du SIRPA terre, du 511 Régiment du Train, d'Air Tahiti Nui et de Tahiti Nui Télévision et de la société Cowan.
Un grand merci, également à l'ensemble des militaires et civils qui m'ont soutenu dans ce projet unique.
Réalisation: Sébasien Joly
sebastienjolyphotography.com
© S H O W K H I production - BETA Studio - 2012
Sébastien JOLY
Réalisateur – cadreur (+sous-marin) – opérateur steadicam – monteur – photographe
Né en 1972/ France.
Débute la photographie à 17 ans à Berlin.
Travaille chez Pictorial Service Bastille (Paris) de 1994 à 1996, section tirage N&B, ce qui m’a valu de travailler avec Henri-Cartier Bresson, William Klein, Peter Lindbergh et bien d’autres…
A Tahiti de 1996 à janvier 2011:
Service militaire comme photographe à la 12 s de Faa’a en 1996
Me lance dans l’audiovisuel en 1998: réalise des films pour les hôtels Hilton, Méridien, Intercontinental et Sofitel.
En 2001, je plonge ma caméra dans l’océan Pacifique et réalise des tournages sous-marins avant de crée en 2008 Pollywood Films, société de production.
Réalise mon premier documentaire de 52 mn, “Tahiti Ora en toute intimité “en 2009. (immersion dans une troupe de danse tahitienne, diffusion sur RFO)
ça c'est bien passé