Manuia Paris |
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Les
artistes du pacifique en exposition |
Six artistes originaires de
Tahiti, de Nouvelle-Calédonie et de Wallis et Futuna, présentent leurs
œuvres jusqu’au 27 novembre à la Délégation de la Polynésie française à
Paris. L’exposition intitulée "Manuia Paris" permet de découvrir la
diversité des cultures respectives de ces six artistes.
Cettte exposition est née de
la rencontre entre
Tereva Galopin,
Laiza Pautehea,
Fany Edwin,
Valérie Newland,
Soane Teugasiale et
Raphael
Kaikilikofe qui ont souhaité partager leurs expériences artistiques
en mettant leurs travaux en commun.
Laiza Pautehea est sur
Facebook =>
http://www.facebook.com/profile.php?id=703158330&ref=fs#/profile.php?v=info&ref=fs&id=703158330
"L’objectif était de montrer la diversité de l’art océanien. Nous nous inspirons de thèmes communs tels l’exil, le souvenir de notre terre d’origine ou la découverte d’un environnement nouveau mais chacun a sa façon de l’exprimer", a indiqué Tereva Galopin.
Le jeune polynésien qui suit
un master 2 de Recherche en Arts plastiques à la Sorbonne, travaille
essentiellement sur toile et expérimente diverses techniques, telle "la
déconstruction du support". "Je me cherche encore, je n’ai pas de style
prédéterminé", précise Tereva. Et d'ajouter : "Dans un sens, je suis
proche de l’art contemporain par le choix des matériaux, mais j’ai
plusieurs influences, dont la représentation et l’impressionnisme".
Pour Raphael Kaikilikofe, artiste wallisien qui se qualifie d’autodidacte, cette exposition est surtout "une belle rencontre et un beau voyage".
"Regrouper des artistes océaniens n’est pas chose simple et nous sommes très heureux d’avoir pu le faire à la Délégation de la Polynésie française que je tiens à remercier", souligne-t-il. Si les œuvres de Raphael comportent des motifs wallisiens, ce dernier ne souhaite toutefois pas "se limiter à ça".
"L’Océanien peut aussi avoir une vision occidentale et s’approprier cette culture. Mes rencontres, les influences que j’ai pu avoir lors de mon parcours, je les exprime dans mon art", insiste-t-il. "C’est une démarche de recherche identitaire que tout homme effectue je crois", explique Raphael.
De son côté, Fanny Edwin considère que la création peut être "une source de réconfort face au manque suscité par l’éloignement". Par le biais de ses tableaux, elle traduit ses réflexions sur plusieurs sujets, dont le conflit entre traditions et modernité. Ainsi, l’artiste calédonienne qui prépare un Doctorat de Recherche en Arts plastiques à la Sorbonne également, inclut des motifs kanaks dans ses œuvres, tout en se nourrissant du métissage culturel issu du mélange de plusieurs communautés ethniques sur "le Caillou". Heureuse de pouvoir exposer aux côtés d’artistes océaniens, Fanny espère que cette manifestation en appellera d’autres.
"Manuia Paris" ne sera pas le dernier rendez-vous culturel de l’année à la Délégation puisqu’une soirée Cinematamua y sera organisée le 3 décembre à 19h30, avec la projection du film "Fratello Mare", tourné en Polynésie entre 1954 et 1975.
C'est sur Facebook => http://www.facebook.com/home.php#/event.php?eid=178555273364&ref=mf
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Asso. SIAPO |
Joliment dit, joliment fait, c'est avec conviction que "les enfants du Pacifique" ont porté en lumière le GRAND MANUIA à la ville de PARIS "in situ" à la Délégation de la Polynésie sur le boulevard Saint-Germain.
Héritiers des îles de l'Océanie d'aujourd'hui et enfants du Pays, qui sont-ils ?
"L'Art est universel, n'a pas de limites ni frontières..."
C'est cette quête et questionnement de leur identité non comme un concept figé mais comme une entité propre qui évolue à travers les âges et les arts qu'ils ont tenté de justifier à travers cette exposition. Les enfants porteurs... c'est aussi un message, c'est proposer l'union des peuples du Pacifique dans la différence et surtout la diversité dans son sens le plus large. Ainsi, FANY EDWIN kanak ni-vanuataise, VALERIE NEWLAND calédonienne de souche,
LAIZA PAUTEHEA et TEREVA GALOPIN des terres de la Polynésie et RAPHAEL KAIKILEKOFE, artiste calédonien originaire des îles WALLIS et FUTUNA nous parlent d'eux sur le thème du MANUIA avec un fond de tonalité musicale signé de l'artiste japonais TATSUYA KOUMAZAKI, une ouverture vers le Pacifique Nord.
Voilà une belle rencontre, une réflexion, une recherche et un fabuleux voyage qu'ils vous proposent.