danse traditionnelle : ori tahiti

 

La culture polynésienne est basée sur le ORI TAHITI appelé aussi TAMURE.

Les danses présentées de nos jours sont déclarées traditionnelles et pourtant
elles sont certainement différentes en certains points de celles qui devaient
exister avant l'arrivée des explorateurs.

En outre elles ont perdu leur rôle social, religieux ou politique pour laisser place
au simple plaisir du spectacle.

  •  OTE'A

    Décrit en 1928 par Teuira HENRY, comme une danse violente et saccadée, probablement une danse de guerre, le OTE'A a évolué depuis le début du siècle.
    Il peut-être exécuté par les garçons seuls, les filles seules ou allier en formation, en colonne, les représentants des deux sexes.
    Les premiers allient le "ciseau" avec les cuisses ou pao'ti aux mouvements du tu'e : jet de pied très rapide.
    Les secondes, épaules immobiles et pieds serrés, roulent, tremblent des hanches à moins qu'elles n'appliquent à leur bassin un mouvement en carré : ori tahiti.
    Les gestes des mains symbolisent des passages du thème ou conservent un caractère abstrait.
    Les figures s'exécutent en colonne, en cercle, en étoile, en X, en V, sur fond de rythmes vigoureux et enlevés.
    Le OTE'A est une danse connue dans le monde entier. Avec ses costumes flamboyants, ses mouvements vifs, sa vitalité rythmique et son ambiance endiablée, c'est probablement la plus célèbre de toutes les danses polynésiennes. Le OTE'A est le symbole culturel de Tahiti.
    Associé originellement à la masculinité ( le mot ote'a désigne une façon qu'on les hommes de marcher les jambes écartées), le OTE'A est pourtant dansé aussi bien par des hommes que par des femmes.
    Si hommes et femmes y sont mélangés c'est le ote'a amui, si elle est dansé seulement par les hommes c'est le ote'a tane, seulement par les femmes c'est le ote'a vahine.
    Le geste du bras est identique pour le groupe. Contrairement à l'aparima les gestes de l'ote'a n'ont qu'une signification abstraite. Mais ils gardent quand même un certain rapport avec le sujet du thème de la danse ou du spectacle.
    La disposition des danseurs sur la scène est très géométrique. Les danseurs sont placés en colonnes par sexes. Ils restent le plus souvent de face, mais ils peuvent néanmoins effectuer des rotations qui seront les mêmes pour l'ensemble du groupe ou de la colonne.
    L'accompagnement musical est indissociable du ote'a, il porte d'ailleurs le même nom et est uniquement rythmique. Les instruments qui le composent sont le toere, le fa'atete et le pahu.
     

  •  APARIMA

    Le APARIMA est une narration dansée où chaque geste des mains revêt une signification particulière. Il s'exécute assis, à genoux ou debout, en formation ou en colonnes. On y reconnaît aisément les gestes des activités courantes de la vie tahitienne ou l'expression d'in sentiment selon des codes expressifs.
    On a tendance aujourd'hui à traduire le mot aparima en le décomposant en apa (baiser) et rima (main). Le "baiser qu'envoie les mains". Il se présente comme type distinct de danse où les mains jouent un rôle important. Et tandis que certaines danses, comme le ote'a, sont essentiellement un pur mouvement organisé autour d'un thème général, le APARIMA est toujours conçu comme une véritable narration dansée. Le récit est présenté de l'une des deux manières suivantes :
    - Par un pantomime dansée n'ayant que l'accompagnement rythmique des tambours : c'est l'aparima vava.
    - Par l'emploi de gestes narratifs se rapportant à un texte chanté avec accompagnement d'instruments à cordes et de tambours : c'est l'aparima himene.
    Cependant il est courant de voir un aparima vava avec un ote'a.
     

  •  PAO'A

    Le PAO'A met en jeu des danseuses seules ou des couples, un soliste vocal, un chœur généralement assis ou agenouillé en demi-cercle et un petit groupe de musiciens.
    Les choristes rythme leurs chants en battant leurs cuisses à l'unisson.
    Les danseurs ponctuent d'un arrêt de leur mouvement balancé les "Hi" et "Ha" des chanteurs.
    Le PAO'A est une danse liée à la fabrication du tapa. Assises par terre, les femmes battaient l'écorce en rythme en s'accompagnant de chants pour se donner du courage ou rompre avec la monotonie. L'une d'entre elles pouvait se lever et entamer un solo de chant ou de danse.
    Cependant dans les groupes de danse, les hommes peuvent effectuer cette danse avec les femmes.
     

  •  HIVINAU

    Le HIVINAU est une danse joyeuse pratiquée en cercles concentriques où se mêlent généralement hommes et femmes.
    Au récit prononcé haut et fort par le Ra'atira (Chef de groupe), répond le chœur de danseurs qui tourbillonnent.
    Le Hiria ha'a, hiria ha'a ha'a, lancé de façon gaie et énergique permet de reconnaître le HIVINAU entre mille danses. Le HIVINAU est plus simple et moins exigeant techniquement que les autres danses tahitiennes.
    Dans le HIVINAU, les danseurs se disposent en deux cercles concentriques, et tournent en se croisant.
    L'orchestration est la même que pour le ote'a mais les morceaux joués sont un peu moins complexe.
     

  •  AUTRES DANSES  

     

    •  La danse Marquisienne

      Elle est composée de 8 facettes différentes :


      le MAVE, le ANAUNAU,
      LE HAKA, le HAKAMANU,
      le RIKUHI, le PUTU
      et le MAHA'U.

       

      Le MAHA'U : Les danseurs s'expriment surtout vocalement. Le gestuel est simple. Les mouvements des mains sont souvent exécutés et dirigés vers l'avant par rapport au corps, celui des pieds suivent aussi les mains.
      la particularité de cette danse réside dans les cris des hommes imitant le cochon sauvage.

       

    •  La danse PILOU

      La culture Kanac est basée sur la danse PILOU,
      le BUA : danse guerrière des diables et chants de Lifou au sud de la Nouvelle Calédonie.


       

  •  Il existe d'autres danses, venues de sources autres que polynésiennes

     

    • La danse des pompons "poi balls"
      Danse amenée de Nouvelles Zélande, exécuté par une femme qui tient une "boule de poi" à chaque main et qui les fait tournoyer dans tous les sens au bout de leurs cordelettes en ne bougeant du haut du corps que les poignets et les bras tandis que les hanches suivent le rythme avec un mouvement de Ori Tahiti simple.
      On peut voir aussi cette danse exécutée par un groupe de danseuses ou encore avec des boules enflammées.
       

    • Le hula
      Danse venue de Hawaï. On remarque dans ces danses que les gestes des mains ont été nettement tahitianisés : leur emploi est plus raides, moins fluide qu'en Hawaï, mais tout de même plus souple que les danses tahitiennes.
       

    • Danse du feu, danse du couteau
      Ce sont deux danses d'homme, provenant des îles Samoa. Accompagné par un ensemble de tambours, un danseur isolé jongle avec un long coupe-coupe ou encore une torche enflammée au deux bouts. Le danseur donne l'impression d'être toujours en mouvement bien que celui-ci se limite surtout aux poignets et aux bras
       


Dernière date de mise à jour de cette page, le samedi 08 octobre 2016